Annie

En février 2012, en appliquant de la lotion, j’ai senti une petite masse dure dans mon sein droit. Je ne me suis pas vraiment inquiétée, étant donné que je sentais toujours des bosses dans mes seins, mais j’ai tout de même décidé de prendre un rendez-vous avec mon gynécologue. En m’examinant, il m’a assuré que c’était une glande. Quand je lui ai mentionné que la masse ne diminuait pas à la suite de mes règles, il a simplement dit que la glande ne se drainait pas. Il a également mentionné que ma mammographie (août 2011) était normale et que je n’avais pas d’antécédents familiaux.

Un peu moins d’un an plus tard, je suis retournée voir mon gynécologue; la masse avait grossi et était maintenant visible. Il m’a de nouveau dit que c’était une glande, qu’elle bougeait et n’était pas fixée. Il a finalement décidé de m’envoyer passer une échographie. Me sentant anxieuse, je lui ai demandé si je devais m’inquiéter. Il m’a immédiatement rassurée, me disant que c’était un kyste et que l’échographie déterminerait s’il devait continuer à grossir. Dans ce cas, il recommandait que je le fasse enlever.

J’ai immédiatement téléphoné pour prendre un rendez-vous, prévu pour le 10 avril 2013. On m’a informée que je devrais également passer une mammographie. Après l’échographie, une biopsie a été prescrite, et faite la journée même. Un marqueur a été placé dans mon sein; j’ai dû passer une seconde mammographie et j’ai été avisée de retourner à l’hôpital neuf jours plus tard afin d’obtenir les résultats.

L’attente était insupportable; j’ai donc pris la décision de passer par une clinique privée. Deux jours plus tard, j’ai reçu un diagnostic de cancer du sein triple positif, stade 2, grade 3… un an après avoir consulté mon gynécologue. J’ai commencé la chimiothérapie peu après avoir reçu mon diagnostic. Je me sentais anxieuse, désemparée. Tout ce qui m’arrivait était hors de mon contrôle. J’ai opté pour une mastectomie bilatérale afin de diminuer les risques de récidive, suivie d’une reconstruction mammaire.

Étant donné que le cancer était HER2+, j’ai été traitée par Herceptin pendant un an. J’ai appris que j’avais les seins denses beaucoup plus tard, en consultant mon rapport de mammographie datant de 2011. Mon gynécologue ne m’avait pas avisée. Je n’avais ni été informée du fait que les femmes ayant les seins denses ont un risque plus élevé de développer un cancer du sein ni que les tissus denses paraissent blancs sur la mammographie, tout comme un cancer, ce qui la rend moins précise. On aurait dû me faire passer d’autres tests.

Pourquoi ne donne-t-on pas cette information aux femmes? Nous savons qu’un dépistage précoce est favorable; pourquoi n’informe-t-on pas les femmes sur leur densité mammaire, et sur ses répercussions possibles? Les médecins doivent faire preuve de transparence et de vigilance quant à la densité mammaire. Les femmes qui ont les seins denses doivent être avisées et informées des conséquences, et on doit prescrire les tests de dépistage adéquats. Il n’y a AUCUNE raison valable de garder cette information secrète.

Annie lives in Quebec and was diagnosed at age 42 in 2013. She found a lump 6 months after a normal mammogram. Annie is actively advocating in Quebec and if you would like to help her, please contact us.