Cinda

J’ai reçu mon diagnostic au début du mois juillet 2017. J’avais 51 ans. Je menais une vie bien remplie comme policière, épouse et mère d’une fille de 15 ans. Je n’avais pas le temps pour le cancer. Six mois plus tôt, des calcifications avaient été détectées dans mon sein gauche par mammographie. On les a testées par biopsie et on m’a assuré qu’il ne s’agissait pas d’un cancer, mais plutôt d’un type anormal de cellule précancéreuse. J’ai consulté un chirurgien qui m’a proposé de subir une excision à l’aide d’un fil métallique pour enlever le tout, ou de les surveiller attentivement par mammographie. J’ai pris quelques mois pour y réfléchir. Au cours de cette période, alors que j’étais sous la douche, j’ai senti une grosse masse dure qui n’était pas là auparavant dans le même sein. Il y a quelques années, lors de ma première mammographie, on m’avait dit que j’avais des seins denses et « propices aux kystes ». J’avais déjà consulté mon médecin concernant des masses suspectes, mais elle m’avait toujours assuré qu’elles étaient bénignes. De fait, elles ont disparu d’elles-mêmes. Lorsque je suis retournée la voir, son visage ne pouvait pas dissimuler son inquiétude par rapport à cette masse. Ensuite, j’ai passé une mammographie en 3D et une échographie. La mammographie était normale, mais l’échographie montrait clairement une masse qui avait atteint 2,8 cm, ainsi qu’un ganglion lymphatique suspect. Après une biopsie, une analyse sanguine, une scintigraphie osseuse, une tomodensitométrie (TDM) et une IRM, on a diagnostiqué un cancer hormono-positif de stade 2B. Par la suite, j’ai subi deux chirurgies mammaires conservatrices, huit séances de chimiothérapie et seize de radiothérapie. Je suis un traitement de tamoxifène, et ce, pour les prochaines années à venir. Des années auparavant, une technologue en mammographie m’avait parlé de ma densité mammaire, mais je ne m’en suis pas préoccupée. Je ne savais pas que cette condition pouvait avoir des répercussions; je ne pense pas en avoir parlé à mon médecin.

Je ne savais pas, c’est tout. Pourquoi l’aurais- je su? Je m’estime très chanceuse jusqu’à présent. Les femmes ont besoin de connaître les répercussions et les risques associés aux seins denses. J’aurais certainement insisté pour passer des échographies régulièrement, et mon cancer aurait pu être découvert beaucoup plus tôt.

DBC NOTE: Cinda lives in British Columbia. Recently, British Columbia became the first province to inform all women of their breast density and the implications, following a mammogram. Screening ultrasound is also now available for women with dense breasts if they have a doctor’s requisition. Thank you Cinda for your support in advocating for breast density notification. Please listen to Cinda on CBC’s White Coat, Black Art.

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