Vous êtes votre meilleure alliée !
Réclamez les examens qu’il vous faut.
Avez‑vous les seins denses ?
Votre professionnel de la santé n’est peut‑être pas au fait des risques liés à la densité mammaire. Cependant, vous, vous êtes au fait de la question. Pour avoir une discussion efficace avec votre professionnel de la santé et vous assurer d'être bien entendue, voici quelques conseils pratiques.
Vous savez que les femmes présentant des seins denses ont un risque plus élevé de développer un cancer. Ce cancer peut passer inaperçu à la mammographie, puisque le tissu dense et le cancer apparaissent tous deux en blanc. Vous savez que vous devez subir une mammographie, mais aussi un examen complémentaire, comme une échographie ou une imagerie par résonance magnétique (IRM). Pour obtenir un dépistage complémentaire, vous devrez avoir une ordonnance, et vous devrez défendre vos droits pour qu’on vous offre un dépistage adapté à vos besoins. En Ontario, les demandes adressées aux hôpitaux peuvent être refusées, mais si vous obtenez une ordonnance papier, vous pouvez appeler un Centre de soins de santé communautaire (clinique d’imagerie de proximité) pour prendre vous même un rendez vous pour une échographie de dépistage.
Dans certaines provinces (Manitoba, Nouvelle‑Écosse), le dépistage complémentaire n’est pas accessible. Toutefois, cela ne signifie pas que vous ne devez pas le demander. Il est important de continuer à poser la question.
Dans la section « Que dois-je faire si mes seins sont denses ? » de l’onglet Informez-vous nous vous indiquons les sujets à aborder avec votre prestataire de soins de santé. Pour vous aider dans votre démarche, nous avons préparé une Boîte à outils de plaidoyer contenant des conseils pour faciliter la conversation.
Avez-vous atteint la quarantaine ?
Les lignes directrices canadiennes confirment que le choix vous revient entièrement. N’hésitez pas à faire valoir vos préférences et vos valeurs auprès de votre médecin.
Aucune femme au Canada ne devrait se voir refuser une ordonnance. Si vous résidez dans une province où l’autoréférence n’est pas autorisée à 40 ans, il est de votre seule responsabilité de décider si vous souhaitez subir une mammographie à cet âge, conformément aux lignes directrices de dépistage. Les experts recommandent fortement de commencer le dépistage à 40 ans, car 17 % des cancers du sein surviennent à cet âge. Ces cancers ont tendance à être plus influencés par les hormones et donc plus agressifs.
Si vous résidez dans une province où une ordonnance est encore nécessaire à 40 ans (Alberta, Saskatchewan, Québec, Manitoba, Territoires du Nord-Ouest), vous aurez besoin d’une ordonnance médicale pour obtenir une mammographie. Pour vous aider, consultez les conseils de conversation dans notre Boîte à outils de plaidoyer.

Êtes‑vous dans la vingtaine ou la trentaine?
Comme la plupart des provinces canadiennes n’autorisent l’autoréférence au dépistage qu’à partir de 40 ou 45 ans, comment pouvez‑vous être proactive pour votre santé mammaire dans la vingtaine et la trentaine?
1. Connaître vos facteurs de risque :
Discutez de votre risque entre 25 et 30 ans avec votre médecin.
La Société canadienne d’imagerie mammaire recommande aux femmes de 25 à 30 ans de faire évaluer leur risque de cancer du sein par un professionnel, afin de déterminer si un dépistage précoce est requis. En 2019, environ 4 % des cas de cancer du sein invasif au Canada ont été diagnostiqués chez des femmes de moins de 40 ans.
Si vous présentez l’un des symptômes suivants, n’hésitez pas à en parler à votre prestataire de soins de santé : antécédents familiaux de cancer du sein (parent de 1er degré diagnostiqué < 50 ans), présence de mutations génétiques héréditaires confirmées, antécédents personnels de lymphome. En cas de risque élevé, un programme provincial peut faciliter l'accès à un dépistage précoce. Vous pouvez aussi remplir l’outil IBIS : https://ibis-risk-calculator.magview.com/ avec votre médecin pour établir un plan de dépistage personnalisé.
2. Prêtez attention à vos seins : Familiarisez-vous avec l’aspect et la texture habituels de vos seins. Effectuez régulièrement des autoexamens. Pour des exemples de symptômes et des instructions claires, consultez le site www.knowyourlemons.com Discutez avec votre prestataire de soins de santé de tout changement étrange que vous pourriez remarquer.
3. Adoptez des habitudes de vie saines : Mener une vie équilibrée contribue à diminuer le risque global de cancer. Restez active. Mangez une variété d’aliments. Évitez l’alcool et le tabac, tous deux reconnus comme des agents cancérigènes. Environ 50 % des cancers du sein pourraient être évités grâce à des choix de vie sains.
4. Défendez vos intérêts : Défendre ses intérêts est essentielle dans cette tranche d’âge. Si votre situation ou vos antécédents laissent croire que vous pourriez avoir besoin d’un dépistage avant 40 ans, discutez de la question et faites valoir vos besoins. Si vous présentez un symptôme, on pourrait vous dire que vous êtes « trop jeune » pour qu’il s’agisse d’un cancer du sein. L’imagerie médicale seule peut déterminer si un symptôme est préoccupant. Faites valoir votre choix. N'hésitez pas à consulter un autre spécialiste si nécessaire. Aucun diagnostic ne peut remplacer votre propre ressenti physique. Vous êtes votre meilleure alliée.
Imprimez ces directives pour vous aider à vous préparer pour votre rendez-vous médical.
Vous avez la quarantaine et on vous refuse une mammographie.
Vos seins sont denses et on vous refuse une échographie de dépistage.
Nous vous encourageons à diriger votre médecin ou infirmier(ère) praticien(ne) vers la section destinée aux professionnels de la santé sur notre site Web, densebreast-info.org
Apportez ces directives de dépistage du cancer du sein élaborées par l’Association canadienne des radiologistes et la Société canadienne d’imagerie mammaire, à votre médecin lors de votre prochain rendez-vous.
Les recommandations actuelles de l'Association canadienne des radiologistes et de la Société canadienne d'imagerie mammaire en matière de dépistage du cancer du sein pour les femmes à risque moyen sont résumées ci-dessous :
Les femmes de 40 à 49 ans devraient subir une mammographie CHAQUE ANNÉE.
Les femmes âgées de 50 à 74 ans devraient subir une mammographie tous les 1 ou 2 ans.
Les dames de 74 ans et plus devraient subir une mammographie tous les 18 à 24 mois si elles sont en bonne santé et ont une espérance de vie d’environ 7 ans ou plus.
Avant 40 ans, le dépistage n’est pas recommandé pour les femmes à risque moyen, mais il faut évaluer ce risque entre 25 et 30 ans afin de déterminer si un dépistage précoce est approprié.
Faites passer le message
Engagez une conversation avec d’autres femmes au sujet de la densité mammaire. Mettez l’accent sur l’importance des mammographies.
Interrogez vos amies, vos proches et vos collègues sur leur suivi de leur santé mammaire. Sont-elles conscientes de leur densité mammaire ? Si ce n’est pas le cas, soulignez l’importance de cette information. Ont-elles déjà pris rendez-vous pour une mammographie de routine ? Insistez sur l’importance d’une détection précoce. Transmettez le message.
Est-ce que vous connaissez des femmes dans la quarantaine ? Encouragez-les à commencer à subir des mammographies. Au Canada, toute personne peut subir une mammographie, et ce, dès 40 ans. L’auto-référence à cet âge est disponible dans sept provinces, soit la Colombie-Britannique, Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick, l’Ontario et le Yukon. Il est crucial de noter que le cancer du sein chez les femmes de 40 à 49 ans peut se montrer plus agressif. Pour en savoir plus sur l’importance de commencer la mammographie dès l’âge de 40 ans, cliquez sur le lien Foire aux questions.
Connaissez-vous des femmes âgées de plus de 74 ans ?Encouragez-les à poursuivre le dépistage. Dans 8 provinces, soit la Colombie-Britannique, l’Alberta, le Manitoba, la Saskatchewan, Terre-Neuve-et-Labrador, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, les femmes peuvent s’auto-référer au-delà de 74 ans. Dans les quatre autres provinces, une ordonnance est requise. Découvrir davantage sur mybreastscreening.ca
Racontez votre histoire sur notre site
Si le diagnostic de votre cancer a été retardé parce que vos seins sont denses, ou si on vous a refusée une mammographie dans la quarantaine, n’hésitez pas à nous faire part de votre histoire. Nous sommes également à votre disposition si vous souhaitez aborder le sujet des cancers détectés à un stade précoce. Les récits sont porteurs d’espoir et ont un impact sur les autres. Pour nous faire parvenir vos témoignages, veuillez nous envoyer un courriel à l’adresse info@densebreastscanada.ca ou bien remplir le formulaire sur notre page web : ici.
Joignez notre équipe
Nous cherchons de l’aide pour sensibiliser les gens aux enjeux du dépistage et pour faire des représentations auprès des gouvernements. Nous cherchons également des bénévoles ayant une expérience en marketing, en communication, en affaires gouvernementales et en réseaux sociaux.
Suivez-nous et partagez nos informations
N'hésitez pas à nous suivre sur Facebook, Twitter et Instagram. Découvrez également notre deuxième site web : mybreastscreening.ca
Informez votre médecin : Voici une sélection d’articles scientifiques démontrant l’importance du dépistage mammaire dès l’âge de 40 ans. Nous vous encourageons à demander à votre professionnel de la santé de consulter les consignes de dépistage mammaire élaborées par des experts responsiblehealthcareguidelines.ca
Agissez maintenant
Le plaidoyer en action
We have made great progress in Canada on breast density notification coast to coast. In NL, QC, BC, and SK, your density category is online in your health portal. Elsewhere, the category is mailed with the result letter after a screening mammogram.
We have also made great progress on screening, starting at 40. Seven provinces/territories have self-referral at 40 already (BC, ON, NB, NL, NS, NB, YT). SK is age 43 and will be 40 in June 2026. MB, AB and NWT begin at 45. MB lowers the age to 40 in December 2026, and AB will lower it in April 2027.
How does your province rate on the 7 optimal breast screening practices?Check out our latest report, CComparaison des pratiques de dépistage du cancer du sein dans l’ensemble du pays (en anglais).
Écrivez aux pouvoirs publics
N’oubliez pas de jeter un œil en bas de page pour trouver la lettre qui correspond à votre province, puis prenez quelques instants pour l’envoyer. N’hésitez pas à partager ce message avec vos relations. Plus il y aura de courriels envoyés, plus l’influence sera grande. Vous trouverez ci-dessous l’adresse de votre ministre de la Santé.
On plaide toujours pour que les Canadiennes aux seins denses aient accès à un dépistage complémentaire. On souhaite aussi que les femmes de toutes les provinces puissent s’auto-référer pour une mammographie dès l’âge de 40 ans.
Version préliminaire des lignes directrices canadiennes sur le dépistage du cancer du sein, 2024.
Our advocacy helped lead to the suspension of the Canadian Task Force on Preventive Health Care. The new National Advisory Committee on Preventive Health Services is expected to prioritize updating the breast screening guidelines.
Colombie-Britannique : L'honorable Josie Osborne HLTH.Minister@gov.bc.ca
Alberta : L'honorable Adriana LaGrange
Health.minister@gov.ab.ca
Saskatchewan : L'honorable Jeremy Cockrill
He.minister@gov.sk.ca
Manitoba : L'honorable Uzoma Asagwara
minhsltc@manitoba.ca
Ontario : L'honorable Sylvia Jones
sylvia.jones@ontario.ca
Québec:
ministre@msss.gouv.qc.ca
Nouvelle-Écosse : L'honorable Michelle Thompson
Health.minister@novascotia.ca
Nouveau-Brunswick : L'honorable John Dornan
Prince Edward Island: The Honourable Cory Deagle
cdeagleministerhw@gov.pe.ca
Newfoundland: The Honourable Lela Evans
hcsminister@gov.nl.ca
La ministre de la Santé (gouvernement fédéral)
L'honorable Marjorie Michel
hcminister.ministresc@hc-sc.gc.ca
Plaidoyers et transformations majeures
Depuis sa fondation en 2016, Seins Denses Canada (SDC) s’est imposé comme une force majeure dans la promotion de politiques de dépistage du cancer du sein plus efficaces et dans l’éducation du public à l’échelle nationale. Grâce à un engagement sans faille, SDC a réussi à accomplir des progrès significatifs en obtenant des modifications de politiques axées sur la détection précoce et un accès équitable pour toutes les femmes
Consultez les modifications de politiques dans notre mise à jour « Advocacy Impact ».
Notification concernant la densité mammaire
Détection précoce dès 40 ans
When DBC began, only four provinces/ territories (BC, NS, PEI, YT) were offering self-referral mammograms for women starting at age 40. DBC successfully advocated alongside medical professionals and patient advocates and in 2024/25, three additional jurisdictions (ON, NB, NL) lowered the screening age from 50 to 40. In Jan 2026, SK lowered the age to 43 and MB lowered the age to 45. SK will be at 40 in June 2026 and MB in Dec 2026. AB will lower the age to 40 April 2027. We are now only waiting on NWT and QC.
Dépistage complémentaire pour les femmes dont la densité mammaire est élevée
Before DBC launched, supplemental screening for women with dense breasts was not widely available. Through DBC’s advocacy, women with dense breasts in BC, AB, NWT, SK, and ON now have access to additional screening. A list of clinics offering supplemental screening is available on our blog page.
Contester les lignes directrices émises par le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (GECSSP)
DBC has led efforts to expose flaws in how the Canadian Task Force on Preventive Health Care develops national guidelines. Through testimony to parliamentary committees and meetings with PHAC, DBC raised key concerns about governance, oversight, and the need for up-to-date evidence and expert input in Canada’s breast screening guidelines. This advocacy resulted in a review of the guideline development process and a suspension of the work of the Task Force. The Task Force has been replaced by the National Advisory Committee on Preventive Health Care, as of May 2026.
Sensibilisation
Au-delà des changements de politiqueS, l’organisation a accompli des progrès remarquables dans la sensibilisation du public à l’importance du dépistage du cancer du sein. Grâce à des campagnes éducatives, à une présence accrue sur les réseaux sociaux et à des partenariats avec des spécialistes en cancer du sein, SDC a permis aux femmes d’acquérir les compétences nécessaires pour assurer activement leur santé et prendre des décisions éclairées.
Soutien public et mobilisation citoyenne
SDC a réussi à obtenir le soutien du public pour des politiques de dépistage plus efficaces. Grâce à son discours et à son engagement dans la communauté, SDC a renforcé la voix des femmes au Canada qui demandent un accès accru au dépistage du cancer du sein.
